- Tony Iommi (à droite sur la photo), le guitariste de Black Sabbath, a été très brièvement le guitariste de Jethro Tull. On peut le voir aux côtés de Ian Anderson et de sa bande sur la video de Rock’n’roll Circus des Rolling Stones (1968)
- Le claviériste Jon Lord a joué aux côtés de Ron Wood (qui n’était pas encore un Rolling Stone) au sein de The Santa Barbara Machine Head dans les années 60 avant de former Deep Purple avec Ritchie Blackmore, Ian Paice, Rod Evans et Nick Simper.
- Le nom du groupe Duran Duran est emprunté à celui d’un dangereux scientifique véreux dans le film franco-italien Barbarella de Roger Vadim. Dans ce long métrage, sorti en 1968, le personnage de Barbarella (interprété par Jane Fonda) se lance à la recherche du vilain Duran Duran …
- A ses débuts dans les années 60, Steven Tyler – le célèbre chanteur d’Aerosmith – était également batteur…
Archives de catégorie : Flashback
Remember: Kevin Coyne
« Kevin Coyne est le trésor caché de l’Angleterre » (Andy Kershaw, BBC)
Kevin Coyne, auteur-compositeur-interprète anglais, a toujours été un artiste à part. Même s’il ne jouira jamais d’un grand succès commercial, sa musique ne cesse d’être redécouverte par les jeunes générations et a été aussi une énorme source d’inspiration pour des personnages aussi divers que Johnny Rotten des Sex Pistols, notre compatriote Arno, Sting ou encore Peter Hammill (leader de Van Der Graaf Generator). EMI vient de rééditer son second et probablement meilleur album « Marjory Razorblade » (1973) ainsi qu’une très intéressante quadruple compilation/anthologie intitulée « Kevin Coyne: I Want My Crown – The Anthology 1973-1980 ». A cette occasion, revenons en quelques lignes sur la surprenante carrière de cet artiste, culte dans les pays anglo-saxons, mais malheureusement méconnu en francophonie…
Kevin Coyne a eu un parcours curieux. Après avoir suivi des études artistiques, il est chauffeur de bus pendant quelques temps, puis devient assistant social dans un hôpital du Lancashire de 1965 à 1968. Ces 3 ans passés dans ce département psychiatrique dans lequel il s’occupe de drogués et de désaxés vont fortement le marquer. La thématique de ses deux premiers albums solo « Case History » (1972) et l’excellent « Marjory Razorblade »(1973) sera profondément empreinte de ces années de travail social.
Après après évolué quelques années au sein du groupe Siren – un groupe signé sous le label Dandelion Records appartenant alors au célèbre DJ britannique John Peel – Kevin Coyne se fait remarquer par le jeune Richard Branson qui est alors occupé a lancé son propre label Virgin (label qui deviendra ensuite une célèbre mega entreprise d’aviation, de fabrication de colas etc).
Coyne est le second artiste a être signé par Branson, le premier – Mike Oldfield – se fera remarquer en engistrant le mythique « Tubular Bells » en 1973.
Dans la moitié des années 70, dans le groupe de scène de Kevin Coyne, on retrouve un certain Andy Summers, qui ne tardera pas à devenir un superstar au sein du groupe Police quelques années plus tard. Coyne signera une sélection d’excellents albums chez Virgin entre 1972 et 1980. A cette époque, il jouira d’une telle popularité en concert qu’il sera contacté personnellement par Jac Holzman (le fondateur d’Elektra Records, célèbre label ayant notamment signé les Doors) pour rejoindre les Doors suite à la tragique disparition de Jim Morrison. Coyne aura l’intelligence de refuser cette proposition (suicidaire artistiquement parlant – il est impossible de remplacer Morrison). Il le fera non sans humour prétextant alors « vous savez les pantalons en cuir, ce n’est pas trop mon truc ».
Début 80, il quitte Virgin pour le label Cherry Red et continue à sortir de très bon albums. En 1985, il divorce, se libère de sa dépendance à l’alcool et part s’installer à Nüremberg en Allemagne. Après quelques années très discrètes, il revient dans le début des années 90 et est dorénavant accompagné par ses deux fils : Robert et Eugene. Sortiront ensuite une sélection de très bons albums jusqu’à la sortie « Donut City », son 41ème ( ! ) et dernier album. Kevin Coyne nous a quitté le 2 décembre 2004 des suites d’un cancer.
Plus d’infos:
- le site officiel de Kevin Coyne
- le site MySpace de Robert Coyne, fils de Kevin (l’aventure continue…)
Conseils d’écoute:


[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=U2no4xBL-zc]
Histoire de pochettes: "Candy-O" de The Cars (1979)

Après avoir proposé un photo de la mannequin russe Natalya Medvedeva sur la pochette de leur premier album, les musiciens des Cars se lancent à la recherche d’un artiste qui pourrait réaliser celle de leur second disque. David Robinson, le batteur du groupe, se souvient alors des dessins de pin-up que l’on retrouvait dans ses vieux numéro de Playboy et entre en contact avec Alberto Vargas, célèbre dessinateur pour le magazine dans les années 60.

Vargas s’est retiré du business depuis pas mal de temps mais accepte quand même la proposition de Robinson.Ce dernier organise une séance photo avec une certaine Candy Moore, un mannequin qui a eu une petite aventure avec Robinson quelques années plus tôt. Lc cliché est réalisé chez un concessionnaire Ferrari de Los Angeles et est utilisé comme modèle pour la réalisation graphique de Vargas.
L’album « Candy-O » connaît, à sa sortie, un énorme succès et cette pochette s’impose comme une des images rock marquantes de la fin des 70’s.
Alberto Vargas, alors âgé de 83 ans, assiste, par pure curiosité, à l’un des concerts des Cars à l’époque. Il avoue ne pas trop comprendre la musique que propose le groupe mais est ravi de voir autant de jolies jeunes filles à un concert.
Vargas décédera un peu plus de 3 ans plus tard, le 30 décembre 1982.

La pensée du week-end
Bohemian Parody : Queen revisité …
La vidéo de Bohemian Rhapsody est souvent considérée comme le premier clip de l’histoire du rock. Mais tout le monde n’est pas d’accord. En effet, bien avant, les Beatles, Elvis Presley et de nombreux autres « rock stars » ont utilisé le support vidéo pour assurer la promotion de leur musique. Certes, c’était au travers de long métrage, mais les films des Beatles ou ceux d’Elvis Presley sont-ils autre chose qu’une succession plutôt sympathique de mini-clips vidéo mettant en avant les tubes de ces artistes? Quoi qu’il en soit le clip de Bohemian Rhapsody reste un grand classique qui a été très régulièrement parodié sur le petit et le grand écran. Que ce soit la scène d’ouverture du film Wayne’s World (1992) ou, plus récemment, la version « Muppets show » du clip, celui-ci ne cesse d’être parodié partout, on ne compte plus le nombre de clin d’oeils qui y font référence dans d’autres clip-vidéos, dans des publicités, au cinéma…
Voici une petite sélection des meilleures parodies disponibles sur le web, parodies du clip, ou parodies du titre tout simplement…:
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=9umpJj3D4d8]
Extrait de Wayne’s World (1993)
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=tgbNymZ7vqY]
La version « Muppets Show » (2009)
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=OfLX7zE6jxw]
Bohemian Polka de Weird Al Yankovic (il n’existe pas de clip officiel, plusieurs circulent sur le net, ici une version du titre synchronisée avec le clip original)
[youtube=http://www.youtube.com/watch?v=O6mZvsWHs4M]
L’humoriste canadien Rick Miller revisite Bohemian Rhapsody en imitant 25 chanteurs différents
Flashback – Ardisson: les meilleures interviews
On peut ne pas aimer Thierry Ardisson pour son côté Golden Boy ‘cooké’ des années 80 mais il faut reconnaître que quand il s’agit de parler de culture rock, c’est un fin connaisseur. Voici ici une petite sélection de ses interviews les plus intéressantes, les plus drôles et les plus chocs, extrait de l’excellent site d’archives de l’Institut National de l’Audiovisuel français (INA).








Retrouvez de nombreuses autres archives sur le site officiel de l’INA
Clin d'oeil à Jim Morrison
(photo que j’ai prise en mai 2009 du 17, rue Beautreillis – Jim habitait au 3ème étage, à droite)
Le week end dernier, j’étais de passage à Paris. J’ai eu l’occasion de passer dans le Marais, quartier du 4ème arrondissement, dans lequel se trouve la dernière demeure de Jim Morrison, le chanteur des Doors, au 17, rue Beautreillis. Un peu d’histoire …
En mars 1971, soit quatre mois avant sa disparition, Jim Morrison débarque à Paris pour s’installer dans un appartement situé dans l’une rue particulièrement calme du 4ème arrondissement. Morrison quitte donc Los Angeles et les Etats-Unis. Là-bas, il était « traqué », poursuivi par la justice pour « outrage aux bonnes moeurs » suite à un concert à Miami lors duquel il se serait un peu trop dévétu. A Paris, loin du procès, de la presse américaine et des autres membres des Doors, Jim souhaite recommencer tout à zéro. Les Doors, c’est de l’histoire ancienne, il a d’ailleurs laissé le reste du groupe s’occuper du mixage du « L.A. Woman », le dernier album qu’ils ont terminé d’enregistrer en janvier 71. Jim, passionné de littérature française, souhaite se reposer et écrire à Paris. Il veut être reconnu non plus comme chanteur mais comme poète et réalisateur de cinéma. Jim s’imprègne de l’atmosphère de Paris. On le voit fréquenter les cafés entourant la place de la Bastille, à la terrasse d’un café de la rue Saint-Louis-en-Île en train de déguster une Stella Artois ou une Kronenbourg, on le voit aussi fouiner sur la rive gauche dans le quartier des bouquinistes ou encore dans les librairies situées non loin de la Sorbonne. Mais, son endroit préféré est la place des Vosges, qui est situé à deux pas de son appartement. Jim passe énormément de temps là-bas, il prend son petit-déjeuner à la terrasse d’un café situé sur la place, il passe des heures à écrire, prendre des notes, sur place avec, comme fond sonore ,les enfants qui jouent au bac à sable, non loin de la maison de Victor Hugo. Jim Morrison se ressource mais, comme l’histoire le racontera, cette renaissance sera de très courte durée. En effet, le corps sans vie de Jim Morrison est retrouvé le 3 juillet 1971 dans la salle de bain de son appartement, rue Beautreillis. Jim Morrison, déprimé et alcoolique, n’a pas réussi à vaincre ses anciens démons mais laissera derrière lui de très nombreux textes et quelques albums des Doors, qui, toujours aujourd’hui, sont considérés comme de véritables chef d’oeuvres et ont brillamment traversé l’épreuve du temps.
Le secret de Jim Kerr
2 mois avant la diffusion du webcast Jim Kerr/Marc Ysaye, j’ai eu l’occasion de rencontrer le leader de Simple Minds dans un prestigieux hotel bruxellois. Nous avons eu l’occasion d’évoquer la réalisation du nouvel album « Graffiti Soul ». Différents extraits de l’interview ont été diffusé le week end dernier (les 23 et 24 mai) mais j’ai gardé en réserve un petit secret que Jim Kerr m’a glissé au creu de l’oreille …
Je lui ai demandé ce qui avait été le point de départ de sa passion pour le rock et voici sa réponse en son:
(Désolé pour l’accent ‘Jean-Paul Gauthier’ mais il faudra s’y faire)
En quelques mots, pour ceux qui n’ont pas compris, si Jim s’est décidé a faire du rock et à devenir chanteur, c’est, au départ, non pas par amour pour la musique mais bien pour épater les filles… (le filou!)

Le saviez-vous?

- Slash connait Ron Wood, le célèbre guitariste des Stones, depuis l’âge de 13 ans. Le premier fils de l’ex-guitariste de Guns N’Roses a d’ailleurs été conçu dans une des chambres de la maison de Woody.
- Si Dylan chante différemment (et mieux?) sur le célèbre « Lay Lady Lay » c’est parce qu’il aurait légérement accéléré la bande. Le tricheur!
- Bien avant d’être chanteur, Iggy Pop était batteur au sein du groupe « The Iguanas » (groupe qui lui vaudra son célèbre surnom)
Un des premiers enregistrement d’Iggy Pop au sein des Iguanas. Iggy joue ici de la batterie.
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Ils l'ont dit: Jerry Lee Lewis se souvient de John Lennon…
Quand le Killer se souvient de John…
Jerry Lee Lewis: « C’était en 1973 ou 1974 et on avait donné quelques concerts au Roxy à Los Angeles. John Lennon et quelques types étaient assis sur le balcon, juste en face de nous, et je ne sais pas ce qu’ils fumaient, mais mon saxophoniste essayait de se rapprocher d’eux pour sniffer un peu de leur mixture. Le truc suivant donc je me souviens, c’est que John s’est retrouvé en face de moi, à genoux, et a embrassé mes bottes. Quand il s’est relevé, il m’a dit ‘Merci, Killer, merci de m’avoir appris ce qu’est le rock’n’roll’. Mon fils, Junior, était avec moi et m’a donné un petit coup de coude. Quand John est parti, Junior m’a dit ‘Papa, tu sais qui c’était?’. J’ai rigolé et je lui répondu: ‘oui, fils, je sais qui c’était… »