Un grand merci à Gail Ann Dorsey pour m’avoir accordé un entretien passionnant, émouvant, amusant et sincère hier soir dans le cadre de mon projet « Side By Side ». Nous avons ainsi eu l’occasion d’évoquer notamment l’enregistrement d’Earthling, le fameux concert des 50 ans de David Bowie au Madison Square Garden en 1997 ainsi que l’enregistrement de The Next Day (2013) et sa complicité unique avec le Thin White Duke.
Grand merci aussi au batteur de jazz Mark Guiliana pour m’avoir accordé un entretien sur la réalisation de l’album Blackstar. Interview dont on retrouvera aussi des extraits dans ce prochain ouvrage « Side By Side ».
En ces temps de confinement, je vous propose de nous connecter ensemble autour de la musique avec cette petite vidéo de 2 minutes réalisée dans mon salon.
Aujourd’hui, il s’agit d’un album de ma collection de vinyles qui me tient particulièrement à coeur. Je vous invite à l’écouter ou à la redécouvrir.
On se donne rendez-vous le WE prochain pour un second épisode. D’ici là, n’hésitez pas à commenter votre écoute ci-dessous et me dire ce que vous pensez. Prenez bien soin de vous.
En novembre, nous fêterons le 30ème anniversaire de la chute du mur de Berlin.
Le peuple de l’Allemagne de l’Ouest est de l’Est est enfin réuni le 9 novembre 1989.
Un peu plus de deux ans auparavant, le 6 juin 1987, six jours avant la visite de Ronald Reagan, David Bowie donne une prestation historique à Berlin Ouest dans le cadre du Concert for Berlin. Organisé sur la Platz der Republik, en face du Reichstag, ce festival de trois jours propose également des prestations de Genesis, Eurythmics ou encore de l’allemande Nina Hagen.
Lorsque David Bowie débute son classique « Heroes », l’émotion est forte. Durant le concert, il s’adresse en allemand aux habitants de Berlin-Est, s’étant rapproché du lieu du concert, derrière le mur, pour tenter d’en écouter quelques extraits. Un vent de révolution pacifiste s’installe d’une part et d’autre du mur.
Des agents infiltrés de la Stasi, membres du Ministère de la Sécurité d’Etat de la RDA, assisteront au concert et rapporteront « un attroupement important de jeunes à l’allure décadente ». La fin de la République démocratique allemande est proche…
Ce sujet vous intéresse et vous souhaiteriez que je vienne en parler chez vous ? Contactez-moi !
Hello, les deux dates à venir concernant mes prochaines conférences
– Rdv le samedi 25/11 au PointCulture Namur à 11h pour une immersion au coeur du premier album de Leonard Cohen « Songs of Leonard Cohen » sur lequel on retrouvait des classiques tels que « Suzanne » ou encore « So Long, Marianne »
– Rdv le dimanche 26/11 au Waux Hall de Nivelles pour une journée entière consacrée à David Bowie avec au menu deux conférences : « Inside Blackstar » dans laquelle je vous proposerai un zoom sur l’album testament de l’artiste ainsi que la conférence « Inside Bowie » dans laquelle Yves Budin et moi-même revenons de façon très complète sur l’ensemble de la carrière du Thin White Duke. Au menu également, expo, bourse de vinyls et, cerise sur le gâteau, un très beau set de ThomC dans lequel il interprétera à sa façon et avec énormément de talent quelques classiques de Bowie.
Juste envie de partager un petit moment de bonheur musical avec vous.
Tout à l’heure, en faisant mes courses de Noël, je réécoutais l’album « Young Americans » de David Bowie, un des mes favoris de sa discographie.
David Bowie en 1975 à l’époque de la sortie de « Young Americans » (ici en compagnie d’Ava Cherry)
Je suis retombé sur « It’s Gonna Be Me », un titre que j’avais un peu oublié et qui n’était pas sorti sur la version originale de l’album en 1975 mais bien en bonus track de la réédition 1991 et 2007. J’avoue ne pas être un fanatique des « bonus tracks », il faut avouer qu’on est très souvent déçu par ces « chutes de studio ». Mais ici, c’est tout le contraire, et on se demande même pourquoi Bowie n’a pas intégré cette merveille sur la première version de « Young Americans ».
Quoiqu’il en soit, je vous invite à réécouter ce titre et je trouve qu’il correspond très bien à l’atmosphère festive de cette fin d’année.
Je me suis rendu à Londres il y a quelques jours et, à la vitrine de tous les bons disquaires, est mis en avant un album : « Sun Structures » des Temples. Originaire de Kettering (Northamptonshire), le groupe de rock psychédélique a vu le jour en 2012 et aujourd’hui il est considéré comme l’une des meilleures formations britanniques par Noel Gallagher ou par l’ex-Smiths, Johnny Marr. Rencontre avec James Edward Bagshaw, chanteur, guitariste et co-compositeur de l’ensemble des titres avec le bassiste Thomas Warmsley.
1) Quelques mots sur la création du groupe ?
JB : En fait, au début, ce n’était pas prévu que ce projet devienne véritablement un groupe. C’était juste Thomas et moi et on échangeait des idées, des idées à propos de morceaux. Et puis on a fini par enregistrer 4 titres nous-mêmes, chez nous. Et puis on les a mis en ligne. Et donc, on a dû donner quelques concerts et c’est ainsi que le groupe – tel que l’on le connait aujourd’hui – a pris forme.
2) En combien de temps avez-vous enregistré ce premier album « Sun Structures » ?
JB : L’album a été enregistré sur une période d’un an parce qu’au même moment, on n’arrêtait pas de tourner. Si nous n’avions pas autant donné de concerts, cela aurait pris maximum 3 semaines. Mais, là, avec notre agenda de concerts, ça s’est étalé sur une année entière. Finalement ça a donné à l’album un peu d’air… On avait le temps de faire évoluer les titres, il y a des choses inconscientes qui se produisaient lorsque l’on tournait et qu’on était sur la route et puis, en studio, avant d’enregistrer un morceau on se disait « pourquoi n’essayerait-on pas de faire ceci ou cela… ? ».
3) Un mot sur vos influences musicales. Il est évident – à l’écoute de l’album – que vous avez été influencé par le rock psychédélique des années 60…
JB : Oui et aussi nous aimons la musique classique, Chopin… mais aussi les musiques de film, particulièrement ce qu’a fait John Barry. Une autre source d’inspiration est l’album « Days of Future Passed » des Moody Blues qui a proposé un très bon métissage entre instrumentation classique et pop music avec le travail de musiciens classiques qui jouent très bien, parfois trop même. Evidemment, nous ne disposions pas d’un orchestre classique pour nous accompagner et donc l’album a été écrit avec les limites qui nous ont été imposées. Par exemple, l’usage d’un mellotron. Mais ça nous a permis de ne pas nous prendre la tête sur certaines orchestrations et ainsi de ne pas perdre l’essence de ce qu’on voulait faire.
Le mythique « Days of Future Passed » (1967) des Moody Blues, grande influence pour Temples
4) J’ai vu une vidéo sur Youtube sur laquelle on peut vous voir enregistrer une reprise du Waterloo Sunset des Kinks sur une chaine de radio française. C’est une très belle version. Que pouvez-vous me dire à propos des Kinks, de Ray Davies, et de leurs influences sur votre musique, sont ils importants pour vous?
JB : Oui, aux côtés d’autres grands groupes britanniques qui dressent un portrait « British » dans leurs musiques. Ce côté excentrique… Ray Davies écrit non seulement de très belles paroles poétiques… lui et Dave Davies, tout cela sonne très anglais. Et si vous êtes anglais, vous avez ce côté presque musicalement patriotique en vous… Vous savez les Kinks, les Beatles, T.Rex, Bowie, Eno… Toutes ces personnes ont ce côté unique, excentrique et une façon très « british » de proposer de la musique.
5) Quand vous étiez enfant, comment avez-vous découvert toute cette musique formidable. Était-ce avec vos parents, vos amis… ?
JB : J’ai commencé assez jeune. Mes parents avaient de bons goûts en musique. Ils étaient surtout branchés par la Motown que j’apprécie beaucoup. Et puis Elvis, les Beatles. Mais je me souviens aussi qu’il détestait particulièrement Bowie et donc je me suis lancé dans une quête pour aimer Bowie …